|
BÉNÉVOLE SUR LE LE TERRAIN
Chaque jour, les associations reçoivent de nombreuses demandes très
généreuses de personnes de tout âge qui désirent
partir quelques jours, quelques mois, voire quelques années pour aider
les enfants des rues.
La venue d'étrangers dans un pays pour y aider des enfants
des rues peut poser parfois des problèmes très délicats
:
- Comment faire le tri entre les demandes de volontariat ? Certaines
associations ont eu des problèmes avec des gens incompétents
ou ayant des problèmes psychologiques graves.
|
Plus précisément :
- Une relation daffection peut sétablir, même
en quelques jours, entre le volontaire et les enfants qui vivent
ensuite très mal le départ de ladulte.
- Plusieurs mois dadaptation sont nécessaires avant dêtre
sûr que le volontaire étranger ne fera pas d'erreurs par
rapport à la culture du pays ou de la rue. Le volontaire, par
exemple, aura beaucoup de mal à ne pas faire de cadeau aux enfants.
- Les enfants des rues dont nous nous occupons doivent être
élevés suivant les coutumes de son pays. Même
avec la meilleure volonté du monde, un volontaire étranger
risque den faire rapidement un petit français ou
un petit américain ; un déraciné.
|
|
- Les bénévoles du pays daccueil comprennent mal que
des personnes dépensent des centaines d'euros pour venir alors quil
suffit d'un euro par jour pour sauver un enfant des rues.
Cest pourquoi les associations hésitent beaucoup à faire
appel à des volontaires étrangers au pays.
Il est possible que certaines d'entre elles acceptent des volontaires sur
le terrain :
En aucun cas les frais de voyage et de séjour des volontaires
ne sont pris en charge par les projets.
POURTANT
Il ne faut pas décourager ceux qui veulent connaître les
actions en faveur des enfants des rues. La première fois, il
faut demander aux volontaires de simplement venir voir ; venir
voir pour raconter au retour ce qu'ils ont vu. Ne pas venir avec lintention
daider, vous seriez déçu. Généralement,
le contact est excellent et il est rare que les volontaires ne reviennent
pas plusieurs années de suite. De tels contacts avec les actions
de terrain sont très positifs.
Si lon veut réellement consacrer du temps aux enfants des rues,
il faut penser à créer sa propre action de terrain ; ce nest
pas impossible, plusieurs dentre nous lont bien fait.
À ce sujet, voyez le
bulletin n°6 et le
bulletin n°12 du REPER, ainsi que la
thématique consacrée aux bénévoles et volontaires.
 Mise
à jour le 19 novembre 2008
|