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LA FORMATION PROFESSIONNELLE
France Haïti Partage
France Haïti Partage annonce la création d'un atelier de ferronnerie qui a connu un grand succés auprès des enfants hébergés dans le centre d'accueil ainsi que la mise en place d'un partenariat avec le Centre Lakay pour accueillir des filles des rues pour lesquelles rien n'était prévu jusqu'alors. La formation professionnelle suit son cours mais l'insertion dans la vie active n'est pas facile, car la réputation de ces anciens enfants des rues ne joue pas en leur faveur.
Cosame
Le Cosame à Paris, en solidarité avec Artisans
sans frontières, la Chambre des Métiers
et la Guilde européenne du Raid, propose des candidatures
d'artisans prêts au départ (boulanger, cordonnier, couturière,
etc.). Consultez son site
Népal Enfance et Lumière
"L'association arrive à un moment crucial, il est temps de penser à l'avenir professionnel de "nos" enfants. Certains pourront aller jusqu'au SLC (équivalent du bac) et suivront des études supérieures, mais lesquelles leur garantiront du travail ? Pour trouver des apprentissages, les démarches sont longues et difficiles car cette société repose sur la tradition orale. Nulle trace écrite, nulle liste des centres d'apprentissage existant et de leur fonctionnement. (...) Les difficultés se multiplient lorsque nous nous attaquons aux filières avant SLC. (...) Dans cette société où les filles sont mères à 14-15 ans, il faut leur trouver un travail avant qu'elles ne cèdent à la pression familiale et sociale du mariage, avant qu'elles ne se lassent des études et des échecs successifs."
Pomme
Cannelle
Katmandou, Népal "Pour les plus grands, des formations professionnelles sont proposées : chauffeur de taxi, électricien, conducteur de rickshaw, cours de peinture à l'artiste en herbe qui a passé son enfance à vendre ses dessins aux touristes. (...) Cependant, ces formations n'offrent pas la garantie de trouver un emploi en raison du chômage et du népotisme. La solution la plus prometteuse est d'aider les enfants à créer eux-mêmes leur propre emploi en créant les structures de soutien/financement appropriées. (...)"
Enfants et Développement
Enfants et Développement soutient, entre autres, Sovann Phoum (une association qui travaille au Cambodge) dans son effort de formation professionnelle. Le responsable de la formation de cette association a effectué un important travail de sélection des artisans et de petites entreprises sérieuses qui acceptent de prendre un jeune pour lui enseigner un métier sur une durée de un ou deux ans. Enfants et Développements prend en charge le coût de la formation, parfois les outils correspondants et prête une bicyclette. Le formateur offre en général le repas de midi, parfois l'hébergement et de l'argent de poche. Tout ceci fait l'objet d'un contrat. Le suivi très rapproché effectué par le responsable de la formation est très important pour le succès de la formation. Le placement des apprentis dans l'entreprise où ils ont appris leur métier est facilité s'ils ont fait la preuve de leur capacité.
Krousar Thmey
Phnom Penh, Cambodge Krousar Thmey propose depuis 1995, parmi ses formations, "Les métiers de la pêche". Deux sessions par an : la première, sur un ponton, initie pendant 3 mois les jeunes aux notions de bases théoriques et pratiques. Ils partent pêcher en mer la nuit à tour de rôle. Ils cherchent ensuite du travail sur le port pendant les 3 mois suivants. Puis une formation de perfectionnement leur est donnée pendant 2 mois. Des diplômes sont remis pour les deux formations et une indemnité journalière leur est versée pour compenser le manque à gagner. Le métier de pêcheur est très physique et donc difficile pour ceux qui sortent de la rue. Certains ne sont pas du tout issus du milieu maritime ou ne savent pas nager. Il y a donc beaucoup d'abandons en cours d'année mais globalement, au moins 15 et jusqu'à 25 jeunes sont repartis avec un métier. Les métiers touchant à la construction sont très prisés (soudeur, maçon, vitrier, climatisation) ainsi que l'électricité, la mécanique automobile. D'autres ont choisi l'informatique, la cuisine ou la couture.
Ashalayam
Calcutta, Inde Ashalayam a développé des programmes de formation professionnelle qui doivent être rentables. L’un des derniers ateliers créés concerne la menuiserie. La formation comprend cinq directions : technologie et dessins pour savoir dresser des plans, connaissance des outils et des essences, menuiserie proprement dite (tenons, mortaise), tournage, sculpture ornementale. Un diplôme est délivré à la fin des études. Les commandes de l’extérieur arrivent peu à peu ; par exemple, 47 bancs et des chaises pour une école. Trois sur les six élèves de la première promotion ont très vite trouvé du travail.
Les Galopins de Calcutta
Calcutta, Inde "Nous avons 16 garçons en ce moment et tous sont scolarisés
dans des écoles du quartier. En ce qui concerne la formation professionnelle,
nous n'avons aucune expérience puisque tous nos enfants sont encore
trop jeunes et toujours dans le système scolaire. Pour tenter de bien
les réinsérer, nous avons choisi de les envoyer dans de bonnes
écoles, le plus longtemps possible, afin qu'ils aient une bonne formation
et un bon diplôme à la sortie. Evidemment, cette solution s'adresse
essentiellement aux enfants accueillis petits ou à ceux qui sont vraiment
très sérieux. C'est une solution qui coûte cher car les
écoles anglaises ici sont payantes. Mais avoir un bon anglais est un
outil important en Inde pour pouvoir postuler sur le marché du travail.
Nanban
Maduraï, Inde "Le succès remporté par les gâteaux de Noël fabriqués par la cuisine de la ferme a donné l'idée de transformer cette fabrication occasionnelle en une activité commerciale, productrice de revenus. Trois membres de l'équipe de cuisine reçoivent dès maintenant la formation appropriée."
Catholic Action for Street Children
(CAS)
Accra, Ghana "Un grand nombre d’activités et de personnes sont impliquées dans l’éducation des enfants. (...) Aussi était-il devenu nécessaire de mettre en place un schéma directeur à l’intention des "enseignants". Jusqu’alors, nous nous reposions trop sur l’esprit inventif de ces formateurs, ce qui eut pour résultat de jeter souvent la confusion chez les enfants. (...) Nous trouvons important de savoir ce qui a été enseigné, de quelle manière et ce que les enfants ont compris. (...) Un coordinateur a donc été recruté. Sa tâche consiste, entre autres choses, à assumer le suivi des enfants qui sont en apprentissage. Il veille à ce qu’ils soient régulièrement contrôlés dans les ateliers et s’assure que ces enfants reçoivent vraiment une formation et ne soient pas utilisés comme une main d’œuvre à bon marché. Il vérifie également que tous aient les outils et l’équipement scolaire nécessaires. Bref, il aide les surveillants à mieux effectuer leur travail."
Construire - Sénégal
"Construire saisit l'opportunité de la relance de son activité de construction de maisons en "géobéton" pour des malades atteints de la lèpre, pour proposer à des jeunes une formation à cette technique. Celle-ci, beaucoup moins onéreuse que les constructions traditionnelles, consiste à utiliser des briques fabriquées sur place à partir de terre (latérite) additionnée de 5% de ciment. Un GIE est prévu pour commercialiser ces briques."
Les Enfants d'Abidjan
Abidjan, Côté d'Ivoire Des conventions de mise en apprentissage sont proposées aux jeunes, conventions où l'enfant, l'association Les Enfants d'Abidjan et le BICE (Bureau International Catholique de l'Enfance) sont partenaires. L'enfant s'engage à effectuer pendant 2 ou 3 ans l'apprentissage du métier de son choix chez un patron. Les Enfants d'Abidjan (basée en France) finance l'apprentissage (il faut payer le patron pour qu'il enseigne son métier) ainsi que les frais de nourriture, logement et transport. Le BICE, sur place, assure un suivi psycho-éducatif du jeune en le rencontrant au minimum une fois par mois, le jour où on lui remet sa bourse mensuelle. Ce montage financier a pour avantage de prévenir des rechutes provoquées par le manque d'argent, ce qui entraîne l'enfant à retourner dans la rue. Il garantit également la qualité de l'enseignement car si le patron ne donne pas une formation sérieuse à l'enfant, on lui cherchera un autre patron. Certains patrons vivent des sommes versées pour les apprentis et les emploient à des tâches uniques et répétitives : un jeune peut faire des ourlets pendant un an et ne saura pas couper un vêtement. Certaines formations débouchent sur l'octroi d'un diplôme, le jeune trouve alors plus facilement un emploi car il a un statut reconnu. Dans certains cas, la solution est d'installer le jeune à son compte ou de l'associer avec quelqu'un. Les Enfants d'Abidjan offre alors la mise de fonds initiale indispensable au démarrage pour l'achat du matériel de départ minimum. Après l'installation du jeune, le contrat se poursuit par des soutiens dans la gestion ou des conseils professionnels. Cette aide dure le temps nécessaire au jeune pour se faire connaître et se créer une clientèle. Elle est dégressive, le jeune prenant progressivement les charges à son compte.
OPDE Burundi
Bujumbura, Burundi "La formation "Forge artisanale" en est à sa troisième promotion. Sa durée a été prolongée de 4 mois afin de renforcer par la pratique les connaissances techniques des enfants. Ils sont désormais entrés dans le niveau production. Les jeunes touchent 20% du prix de vente de tous les articles vendus (braseros, arrosoirs, seaux, mangeoires, malles, bassin, ...). En cordonnerie, maroquinerie, tannerie, la première promotion est arrivée au stade de la production : cartables, souliers, ceintures, mallettes. Il est envisagé d'ouvrir une unité de vente en centre ville pour promouvoir les activités de production. Les lauréats de la section menuiserie, appuyés par deux jeunes menuisiers français, ont pu honorer une commande de 199 tables (...). Les élèves en coupe-couture sont maintenant capables de confectionner divers vêtements d'enfants. En broderie, ils fabriquent des nappes et des serviettes de table. Enfin, le projet élevage dispose d'une porcherie avec 16 porcs et 8 porcelets. La capacité d'accueil de la porcherie va être bientôt dépassée et il va falloir l'agrandir."
Fondation Solidarité des Hommes
Bukavu, République Démocratique du Congo "Nos effectifs ont doublé par rapport à 2001. (...) Grâce aux repas servis aux enfants, nous parvenons à les maintenir au centre de 8 heures du matin à 15 heures, les empêchant ainsi de retourner à l'oisiveté et à la tentation de la rue. (...) Ils sont plus intéressés par les cours d'éducation à la vie (hygiène, respect des biens communautaires, lutte contre les MST et le sida, les droits de l'enfant, l'organisation politico-administrative du pays, les obligations civiques, etc.) que par l'alphabétisation et le travail en atelier. (...) Chaque enfant apprend un métier et produit quelque chose qui lui procure un petit revenu pour ses besoins (hygiène et vêtements) et lui permet de participer aux dépenses du centre à hauteur de 1,5 euros par semaine. (...) La formation professionnelle s'effectue en ateliers : la mécanique, par exemple, s'apprend sur le tas (réparation et conduite automobile) afin de former des mécaniciens ou des chauffeurs. En menuiserie, ils fabriquent des chaises, des tables, des armoires et apprennent à établir des devis. Les filles apprennent la coupe, la couture, la broderie, le tricot. (...) De plus il faut, en même temps, assurer une réinsertion professionnelle de l'enfant car les familles très pauvres ont perdu le sens de la solidarité. Les enfants travailleurs sont très hostiles à un encadrement au centre car ils cherchent avant tout à gagner de l'argent. Nous commençons à les identifier par groupes, selon les métiers exercés, puis nous cherchons à nous familiariser avec eux par des activités communes, comme le foot."
El Caracol
Mexico, Mexique En ce qui concerne la formation professionnelle, l'accent est mis sur la qualité des produits fabriqués par les enfants (boulangerie, sandwiches) et sur le sens de l'effort (informatique : qualité du service). El Caracol a mis au point différents matériels pédagogiques utilisés également par d'autres institutions.
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